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Guide du facilitateur de groupe d’étude

Quel est mon rôle en tant que facilitateur ? 

Votre rôle est de maintenir la discussion sur la bonne voie et de créer un environnement propice aux discussions fructueuses, au partage d’idées et à l’exploration de différentes approches à la question. En tant que facilitateur, vous êtes généralement responsable de ce qui suit :
  • Présenter le sujet
  • Respecter l’organisation et la durée de la séance.
  • Confirmer l’objectif
  • Créer un forum de discussion ouvert
  • Diriger et encourager la discussion
  • Poser des questions ouvertes pour stimuler la réflexion
  • Faire en sorte que tout le monde ait l’occasion de participer
  • Renforcer et clarifier le contenu

Comment gérer une séance de discussion ? 

  • Au début de la discussion, présentez-vous et donnez un ton positif à la séance.
  • Décrivez votre rôle/poste, vos objectifs et vos attentes pour la séance.
  • Expliquez clairement l’objectif du groupe avant le début de la conversation - le groupe doit être d’accord sur ce point avant de se lancer dans la recherche de solutions de rechange ou d’un plan d’action.
  • Encouragez la participation en commençant par une technique d’amorce qui permet aux participants de parler au début de la séance.
  • Demandez à quelqu’un de se porter volontaire pour « résumer la leçon » à la fin de la séance.
  • Assurez-vous d’être bien informé sur le sujet et de vous sentir à l’aise avec le fait que les autres remettent en question vos sources d’information.
  • Si on vous pose une question qui dépasse vos compétences, proposez d’autres stratégies et ressources.
  • Votre rôle n’est pas de donner des cours magistraux ou de répondre aux questions. Ne portez pas de jugement - permettez à chacun d’exprimer son point de vue pour qu’il se sente à l’aise de contribuer à la discussion.
  • N’acceptez pas les réponses telles que « J’appellerais le Barreau ». Renversez ce genre de réponse en disant : « Vous êtes le Barreau. Que diriez-vous à l’avocat ou au parajuriste dans cette affaire? »
  • En conclusion, résumez la discussion et demandez au volontaire de « résumer les enseignements principaux », puis soulignez un ou deux points que le groupe a jugé particulièrement importants.
  • Respectez les échéanciers

Comment puis-je encourager la discussion entre les membres du groupe d’étude ?

L’une de vos principales responsabilités est d’encourager la discussion des enjeux. Il y a plusieurs façons de le faire, y compris en agissant comme agent provocateur ou comme avocat du diable pour encourager les opinions contradictoires. Vous pouvez également proposer des scénarios et des exemples du monde réel. Assurez-vous de poser beaucoup de questions ouvertes et de questions de suivi, par exemple :
  • Que se passerait-il si...?
  • Quels faits choisiriez-vous pour montrer que...?
  • Quelle approche adopteriez-vous pour...?
  • Comment utiliseriez-vous...?
  • Quelle inférence pouvez-vous faire...?
  • Quelle est la relation entre...?
  • Quelles preuves pouvez-vous trouver...?
  • Qu’est-ce qui justifie...?
  • Qu’est-ce qui pourrait être changé pour améliorer...?
  • Comment testeriez-vous....?
  • De quelle façon concevriez-vous...?
  • Quel résultat prévoyez-vous pour...?
  • Comment avez-vous pu choisir...?
  • Comment pouvez-vous prouver...?
  • Comment établiriez-vous les priorités....?
  • Quels renseignements utiliseriez-vous pour appuyer....?

 Comment gérer les membres difficiles du groupe ? 

La personne qui parle trop a beaucoup à dire et aime être la première personne à le dire. Rappelez à tout le monde qu’il s’agit d’un groupe d’étude à participation égale, donc si vous avez cinq personnes dans le groupe, vous voulez que chaque personne participe à 20 % à la discussion. Si le problème persiste, parlez à la personne en privé et demandez de l’aide pour que les autres membres y contribuent davantage.

La personne qui ne parle pas assez dans le groupe d’étude. Essayez de l’interpeller périodiquement pour qu’il ou elle contribue et encouragez-la à parler.

La personne qui commence une digression peut rapidement faire dévier le groupe d’étude de son objectif. N’hésitez pas à permettre à la personne de digresser de temps en temps, mais ensuite, remettez fermement le groupe sur les rails. Si cela devient un problème, parlez avec la personne en privé et exprimez votre appréciation pour sa contribution et partagez avec elle les défis que vous avez à relever pour animer le groupe, et demandez de l’aide pour le maintenir sur la bonne voie.

La personne insensible donne des conseils, se moque des réponses et des autres, coupe les gens ou fait d’autres choses qui peuvent offenser les membres du groupe d’étude. Cette personne est préjudiciable au groupe. Rappelez à tout le monde les directives du groupe et parlez avec cette personne en privé et donnez-lui des conseils sur la façon dont elle peut mieux contribuer au groupe.

N’oubliez pas que les jeunes avocats et parajuristes peuvent se sentir trop intimidés pour parler, de peur de se tromper. Soyez particulièrement encourageant à l’égard de ces membres et assurez-vous que leur participation soit reconnue.

Quels sont les signes d’une discussion réussie ? 

  • Chaque membre du groupe d’étude apporte sa contribution
  • Un seul membre du groupe parle à la fois et les autres écoutent activement
  • Les membres sont ponctuels et préparés
  • Le groupe se concentre sur le sujet  
  • Les membres sont libres de poser des questions et de fournir des commentaires constructifs

La facilitation d’un groupe d’étude compte-t-elle comme activité éducative aux fins des heures obligatoires de FPC en droit de fond ?

Oui, les avocats ou parajuristes qui animent un groupe d’étude ou une table ronde peuvent réclamer jusqu’à trois heures de FPC pour chaque séance d’une heure afin de refléter le temps de préparation.

La facilitation d’un groupe d’étude est-elle considérée comme une activité éducative admissible pour l’exigence de FPC en professionnalisme ?

Pour qu’un groupe d’étude soit admissible aux heures de professionnalisme, la séance de groupe doit aborder des sujets liés à la responsabilité professionnelle, à la déontologie, à la gestion de la pratique, à l’égalité, la diversité et l’inclusion, et être agréée à l’avance par le Barreau de l’Ontario. Pour obtenir l’agrément, vous devrez remplir une Demande d’agrément de formation professionnelle continue — autres activités éducatives admissibles. Consultez la page sur l’agrément de FPC pour les titulaires de permis pour de plus amples renseignements.

Vous pouvez aussi envisager d’utiliser une ou plusieurs études de cas du Barreau axées sur le professionnalisme au cours de votre séance pour obtenir le crédit de professionnalisme. Les études de cas sur le professionnalisme sont fondées sur des situations réelles dans lesquelles un avocat ou un parajuriste a été confronté à une décision impliquant une ou plusieurs questions de déontologie ou de responsabilité professionnelle. Les études de cas sur le professionnalisme du Barreau ont été agréées pour les heures de professionnalisme. Aucune demande d’agrément n’est requise. Chaque étude de cas sur le professionnalisme dont il est question dans un groupe d’étude est admissible à un crédit d’au plus une heure sur le professionnalisme. Le montant total des heures de professionnalisme réclamées dépendra de la durée réelle de la séance de groupe et du nombre d’études de cas discutées. Consultez la page du Barreau sur les Groupes d’études de cas axés sur le professionnalisme pour de plus amples renseignements.

Les facilitateurs des groupes d’étude qui utilisent les études de cas sur le professionnalisme du Barreau au cours d’une séance de groupe peuvent réclamer trois fois le temps réel du groupe d’étude, jusqu’à un maximum de trois heures de professionnalisme par étude de cas, pour tenir compte du temps de préparation. Les facilitateurs des groupes d’étude ne devraient pas réclamer plus de temps que le temps réellement consacré à la préparation.
Explication des termes et concepts